Compte-Rendu - Visite sur Parcelle 137 - Constat ONF-Collectif - 2 Sept 2014

Informations pour votre compte
Authentification
Visiteurs : 2282 (4 par jour)
Documents d'information

Compte-Rendu - Visite sur Parcelle 137 - Constat ONF-Collectif - 2 Sept 2014

Ci-dessous Compte-Rendu de la visite sur site qui s’est tenue en présence de représentants de l’ONF mardi 2 sept 2014.
Il est sous la forme d’une lettre adressée par le Collectif au DG de l’ONF, Pascal Viné, et fait apparaître en rouge nos demandes d’amélioration dans le but de récupérer :

  • 1) un environnement propre et verdoyant rapidement, et
  • 2) une forêt d’ici 15 ans (et non 100 ans)

 
Nous restons à votre disposition pour en discuter de vive voix ou par mail : Nous écrire en cliquant ici.


Monsieur, le Directeur de l’ONF, Mesdames, Messieurs,

La réunion de notre collectif de riverains de la parcelle 137, à Marnes la Coquette, s’est tenue comme prévu le 2 septembre sur site en présence de membres de l’ONF que vous aviez missionnés :

  • Mr Delport, directeur de l’agence interdépartementale de Versailles
  • Mme de Brito, responsable de l’unité territoriale de Versailles
  • Mr Le Gougec, chef du district forestier.

 
Notre collectif était représenté par plus d’une dizaine de riverains, ayant pu se libérer pour la matinée, dont certains avaient une connaissance précise de l’exploitation forestière, d’autres étaient plus engagés dans la démarche qualité ou la préservation de la faune.

Madame le maire de Marnes-la-Coquette et son premier adjoint étaient présents.

La réunion sur site, qui a duré 2h30min, a été très constructive malgré un début difficile.

  • En effet, Mr Delport et Mme de Brito ont commencé par se tenir au discours habituel du bienfait de la coupe rase des parcelles forestières, ne prenant pas en compte la situation particulière de celle-ci, entre habitations, autoroute A13 et voie ferrée.

 
Ils ont découvert, grâce à cette visite :

  • 1) le problème de la gestion compliquée des eaux de pluie en provenance de l’autoroute qui surplombe la forêt,
  • 2) l’écran végétal que la DIRIF (direction des routes d’Ile de France) avait considéré comme 2e mur anti-bruit lors de la construction du premier, et
  • 3) l’usage du chemin par le GR1 et les habitants de la commune pour se rendre à la gare, à l’école, à la poste ou à la mairie.

Si une communication avait eu lieu avant le démarrage des travaux, comme elle aurait dû, nous aurions pu faire état de ces aspects cruciaux.

 
Mais, ce déni n’a pas pu résister longtemps à la situation réelle sur le terrain :

1/ Certes, des rejets sur souche ont commencé à remplir le talus et nous en sommes tous contents.

Cependant, leur sélection et entretien régulier devront être assurés. Nous souhaitons en connaître la fréquence étant donné le manque de personnel technique actuel à l’ONF.

2/ Des tas de bois, parfois de fort diamètre et grande hauteur, recouvrent fréquemment des souches et empêchent la régénération naturelle. Un cessionnaire vient, certes, d’être trouvé par l’ONF. Il déblaiera, par simple glanage, les pièces d’intérêt durant l’hiver.

Dès lors, les amas restants, trop volumineux devront être étalés avant le printemps 2015 pour optimiser la régénération.

3/ Le repeuplement en chênes décrit dans le plan d’aménagement (en bleu foncé sur le plan [1]) ne semble plus d’actualité. Nous pouvons admettre que la régénération naturelle permettra une amélioration du visuel plus rapide ; cependant, l’évolution de ce mode de régénération sur une parcelle enclavée dans une zone résidentielle, mêlant d’une part la fonction de tampon vert entre l’autoroute A13 et les riverains, et d’autre part celle d’encadrement d’une allée cavalière et piétonne largement fréquentée par les promeneurs, devra faire l’objet d’un mode de gestion spécifique assurant esthétique et sécurité que l’ONF ne peut ignorer.

C’est pourquoi, nous sommes convenus de nous retrouver dans un an pour faire le choix du complément de repeuplement, avec comme pré-requis, le nettoyage des amas de bois (point 2), et l’entretien des rejets (point 1) et des broussailles.

4/ Les fossés du chemin forestier sont encombrés de branchages, de troncs, de galettes. L’écoulement des eaux de pluie de l’autoroute ne s’effectue plus comme auparavant. Elles s’accumulent et ont commencé à dégrader le chemin, notamment à l’emplacement des ornières laissées par les engins. Il existe un risque quant au ruissellement sur le ravin qui surplombe la voie ferrée. Les ronces et une repousse anarchique d’acacias envahissent le chemin.

Il a été convenu a) une coupe des ronces et des acacias ainsi que b) l’établissement d’un devis technique et financier du reprofilage du linéaire de ce fossé. Il est important que nous puissions disposer rapidement de ce devis.

5/ Un talus a été récréé au bout du chemin (coté est, rue Yves Cariou), avec l’empilement de troncs et branches enchevêtrés. Nous n’avons pas compris s’il s’agissait d’une technique forestière usuelle. Mais, cet état est surprenant, dangereux et favorise la présence de rats.

Rien n’a été convenu, mais ce point mérite d’être éclairci.

6/ La coupe, telle qu’elle a été effectuée (rase, et inachevée) a engendré des problèmes de sécurité. Notamment, le grillage, défoncé, qui se situe en deçà de l’autoroute. L’ONF considère qu’il était en partie abîmé auparavant et qu’il revient à la DIRIF de le réparer ou de le déposer quand il double le mur anti-bruit. Il en est de même pour l’impact de la coupe sur la voie ferrée.

Il semble important qu’une discussion soit engagée très rapidement entre l’ONF, la DIRIF, la SNCF, et la mairie pour rétablir la sécurité. En particulier, le grillage rompu et une porte arrachée donne un accès direct des personnes à l’autoroute ou à la réalisation de tags. Plus encore, les extrémités pointues du grillage, arraché par les engins à proximité du chemin qui traverse la coupe, exposent les jeunes enfants et les promeneurs à un risque certain. Les barrières régulant l’accès des véhicules doivent être repositionnées (l’une d’elle l’a été la veille de la visite) L’ensemble de ces points devrait être pris en compte dans l’état d’achèvement des travaux qui semble ne pas avoir été encore établi.

 
Au total, nous avons enfin pu faire ensemble le constat de la situation laissée par la coupe rase au printemps 2014 et nous mettre d’accord sur des améliorations qui pourraient satisfaire l’ensemble des parties. Nous vous demandons de vous engager à leur réalisation avec un calendrier, qui s’étalera sur un an avant la décision d’un repeuplement d’avenir.

Nous vous remercions de votre compréhension et de votre diligence à nous aider dans la restauration de « notre » forêt de protection, périurbaine. Nous ne manquerons pas de suivre vos prises de décision et leur bonne application ainsi que d’en informer nos concitoyens, voire au delà en cas de défaillance.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer nos meilleures salutations.

Le collectif des riverains de la parcelle 137 de Fausses-Reposes à Marnes-la-Coquette
Contact : Mme Antoinette Lemoine-Corbel

Copie mail à :

  • Chaque riverain du collectif,
  • Mme le Maire de Marnes la Coquette
  • Mr le premier adjoint de Marnes la Coquette

 
Mise en ligne sur le site du collectif : www.marnes-environnement.info


Voir en ligne : Réponse F.Delport Onf - sur Constat 2 Sept 2014

le 4 septembre 2014 par Contact Marnes-Environnement
modifie le 13 septembre 2014

Notes

[1] Cf le repeuplement en chênes sur Carte d’Aménagement en cliquant ici